Sélectionner une page

Guatemala (Partie 3) – L’ascension de l’Acatenango – Le Fuego en éruption

par | Juin 11, 2022 | Articles, Guatemala | 5 commentaires

Guatemala (3e partie) – L’ascension de l’Acatenango – Le Fuego en eruption … du 25 au 27 mai 2022

 

Objectif : Un dépassement de soi qui en valait la peine

Nombre de jours : 3

Nombre de kilomètres : 7km de randonnée sur un dénivelé de 1 330 m, soit plus de 4h30 pour la montée et 2h30 pour la descente

Mercredi 25 – Après un bon match de foot avec les policiers, on prépare nos affaires pour la rando de 2 jours. On passe une partie de la soirée avec nos voisins, allemands, aussi en road trip qui descendent justement du volcan que nous allons gravir demain. Vous imaginez nos échanges 😉
Jeudi 26 – 7h, c’est parti, un mini bus vient nous chercher à Antigua pour nous amener chez Elvin, le fondateur de l’association V-hiking. Composée de guides professionnels, C’est eux qui qui nous accompagneront jusqu’au sommet. C’est une association familiale, la maman d’Elvin nous a préparé un petit déjeuner digne de ce nom avant de grimper : riz, pommes de terre, bananes plantain, œufs et haricots verts. Nous sommes un groupe de 9 (et on est les plus vieux, pour sûr !! avec nous, 3 costariciens, et 3 étudiants européens, danois, italien et allemand…).On revoit les sacs de chacun, si tout le monde a pris le nécessaire, vêtements chauds et contre la pluie, et on nus donne une petite bourse contenant notre déjeuner de ce midi et notre petit déj pour demain.
A 9h, nous sommes en bas de l’Acatenango, à 2200 m. Nous devons en 4h30 rejoindre notre camps de base à 3600 m. Le premier kilomètre est dur ! Il faut trouver son souffle, ça grimpe dur dur. On croise des groupes de randonneurs qui descendent en nous souhaitant bon courage mais que ça vaut le coup…On est pas arrivés c’est sûr ! La brume est dense, on ne voit pas trop loin devant nous et c’est peut être mieux comme ca pour ne pas trop se décourager.
Ça ne parle pas pendant la marche, mais à chaque pause on prend le temps de savoir comment on va, si on tient le coup…Durant ces 4h30 assez difficiles, le groupe se soude. A 1h de l’arrivée, on peut entendre gronder le Fuego régulièrement (mais on est de l’autre coté de la montagne et on ne l’aperçoit pas encore).
La végétation évolue au fur et à mesure de l’ascension.

La minute nécessaire de monsieur Cyclopède : Le Volcán de Fuego est l’un des volcans les plus actifs d’Amérique Centrale Il entre irrégulièrement en éruption depuis 1524. Il connaît une phase éruptive depuis 2002. En septembre 2012, le Fuego a envoyé de la fumée et des cendres jusqu’à trois kilomètres d’altitude et a menacé la municipalité de Palín avec deux coulées de lave de 600 mètres de long. En 2015, il connaît une nouvelle phase explosive et crache des colonnes de cendres jusqu’à 5 000 mètres d’altitude. L’éruption est considérée comme la plus importante depuis 1999. Plusieurs écoles ont été fermées par mesure de sécurité, et les cendres ont affecté plusieurs plantations de café tout comme les villes et villages aux alentours. Le 31 janvier 2018, il entre à nouveau en éruption, expulse des flux de lave jusqu’à 500 mètres au-dessus du cratère et rejette de fines particules de cendres sur au moins huit villages alentour. Le 3 juin de la même année, une éruption plus violente se produit. Projetant des cendres à plus de 2 200 mètres au-dessus du cratère, l’éruption impose l’évacuation immédiate de plusieurs milliers de personnes. 114 morts et des centaines de disparus ainsi que des dizaines de blessés sont à déplorer, principalement dans les villages détruits par des nuées ardentes et des coulées boueuses. Le 19 novembre 2018, le volcan entre en éruption pour la cinquième fois de l’année. Près de 3 000 personnes des villages aux alentours sont évacuées par mesure de précaution. De plus, l’alerte rouge est déclenchée par les autorités guatémaltèques. Une violente lumière rougeoyante sort du volcan. « La lave a été projetée à 500 mètres au-dessus du cratère, surmonté d’une colonne de cendres de plus d’un kilomètre.

Article dans le journal local : Depuis samedi 5 mars 2022 une nouvelle étape effusive a été observée dans le cône et, par conséquent, la formation d’une coulée de lave en direction du ravin de Ceniza avec un longueur de 300 mètres environ. Cela s’accompagne d’explosions le plus souvent faibles et modérées, de périodes de dégazage inférieures à 20 minutes, de bruits de locomotives de train aux caractéristiques faibles et d’impulsions incandescentes. Selon le personnel de l’observatoire volcanologique une nouvelle augmentation de l’activité se caractérise par une source incandescente à 200 mètres de haut au-dessus du cratère qui alimente les avalanches et génère des nuages ​​de cendres vers les ravins alentours. L’institution a demandé à la population d’être consciente de l’activité du système volcanique, car elle pourrait augmenter dans les prochaines heures ou jours et générer une coulée de lave plus longue ou même une éruption qui génère des coulées dans l’un des ravins.  Intéressant, non ??

Arrivés au camp de base, c’est le bonheur. Il est 13h30.

On voit le Fuego et toutes les 15/30 minutes un grondement énorme et une fumée quasi noire en sortir. On déjeune devant ce spectacle déjà incroyable. On prend possession de nos tentes pour la nuit et tout le monde va faire un petite sieste récupératrice. En fait on ne dormira pas, le Fuego fait un tel bruit…mais on se reposera tout de même.

La nuit commence à tomber et la magie opère… On est tous regroupé près d’un feu pour diner…ça gronde, ça crache, ça scintille…La pluie tombe, il faut froid, on est fatigués, mais le spectacle est incroyable.
Bien au chaud dans nos tentes et dans nos duvets, nos yeux commencent à se fermer, mais régulièrement, les grondements du Fuego tellement forts nous réveillent. La nuit sera entrecoupée.
A 4h, le guide vient nous réveiller pour monter au sommet de l’Acaténango pour le levé du soleil. Le guide pense qu’on ne verra rien car le temps n’est pas bon. Tout d’abord les 3 jeunes européens décident d’y aller quand même, puis deux des costariciens, et enfin Laurent décide. 1h de montée rude, très rude..durant la montée le ciel se dégage et ils ont cru pouvoir voir quelque chose. Mais le temps d’arriver au somment les nuages réapparaissent et ne laisseront rien filtrer. Ils redescendent déçus, mais fiers de leur exploit d’avoir atteint les 3900m. En attendant, Noé, moi et Hannah sommes restés pour voir le levé du soleil au camps de base. On ne le verra pas vraiment, mais la lumière est superbe sur les montagnes alentours.
Petit déjeuner, les dernières photos au sommet et c’est parti pour 2h30 de descente difficile, très difficile, j’ai cru que je n’y arriverai pas…la pente est toujours aussi rude, ça glisse, les quadriceps ont puisé toutes leurs ressources ! Et pourtant, on fini par y arriver quand même. Le minibus nous attend et on retourne chez Elvin.

Là, quelle surprise, Pauline a préparé des crêpes pour l’anniversaire de Noé. (Pauline et Arnaud, un couple de français, font du bénévolat contre gîte et couvert dans l’association). On nous a préparé un jus d’ananas frais en plus ;-). Puis le minibus nous ramène à Antigua. Elvin, Pauline et Arnaud viendront visiter le camping car et rencontrer Camille. Elle a préparé des petits gâteaux au chocolat pendant notre absence et a acheté un gâteau d’anniversaire pour Noé. Dans l’après midi la pluie se met à tomber sans s’interrompre. On mangera un burger et on se fera un après midi film. A 19h extinction des feux… on est au bout de nos forces pour cette journée.

5 Commentaires

  1. Claire

    J’ai tremblé et vibré avec vous, comme d’hab 😂 votre aventure nous nourrit
    Merci
    De gros gros bisous!

    Réponse
  2. Régine

    Grandiose ! Merci pour ce magnifique reportage, et bravo pour le bel exploit sportif. J’en profite pour souhaiter un bon anniversaire à mon filleul chéri. Belle journée pour demain ! Bisous

    Réponse
  3. marino

    Je lis seulement maintenant les 2 recits ;fantastiques et magnifiques photos.
    Grosse fatigue car on a eu nos galeres mecaniques:voiture chargee a fond plus remorque en panne a 3kms de la sortie d autoroute pour Hendaye details de vive voix car jai trop de mal a taper;
    a bientot plein de bisous

    Réponse
  4. G Bousquet

    Voilà une aventure fort bien racontée
    J’en ai eu peur pour vous,mais le spectacle d’après vos dires en valait vraiment la chandelle et les photos sont là pour le prouver
    Comme d’habitude, c’est Laurent le plus perspicace Respect à vous
    Ici ,on ne grimpe pas,on dégringole avec tous ces problèmes qui se succèdent sans arrêt.
    Restez où vous êtes, vous serez bien plus heureux

    Réponse
  5. BELLET MIREILLE

    Que d’émotions ! c’est tellement impressionnant que j’en suis fatiguée. Merci pour ce partage, comme d’hab. Bisous à tous

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.